Jean-Marie Descharmes

C'est au tour de notre président Jean-Marie de répondre aux différentes questions.
Merci à lui.
 

En quelle année as-tu débuté dans le vélo ? dans quel club ?

En 1964, je faisais beaucoup de sorties à vélo avec les copains de mon quartier, nous avions appris que le Prix de Saint-Just Sauvage était ouvert aux non-licenciés, et je voulais y participer.

Mais je n’avais pas de vélo de course, simplement un gros vélo de ville. Mon père, qui connaissait Jacky Bouteiller de réputation, est allé lui demander s’il n’en avait pas un à me prêter.

Jacky m’a prêté le sien, j’ai pu faire la course de cadets et j’ai fini 4ème sur une trentaine de participants

 

En quelle année es-tu arrivé au club ?

Durant l’hiver 64/65, Jacky m’a contacté pour me proposer de prendre une licence junior dans son club : la Prolétarienne de Romilly.

Mes parents étant d’accord pour m’acheter un vélo, j’ai pris ma 1ère licence dans ce club en janvier 1965.

La Prolé a rejoint l’USM Romilly en 1967 à sa création, et est devenu le Romilly Sports 10, il y a quelques années.

 

Par quelles circonstances t'es-tu retrouvé sur une selle ?

Au début des années 60, la gamme des loisirs proposés aux jeunes n’était pas aussi importante que maintenant.

Avec mes copains, on faisait de grandes randonnées. Je me souviens que l’on allait tous les ans voir (à vélo bien sûr), le Grand Prix d’Aix en Othe. A 14 ans, on faisait 80 km sur un gros vélo à garde-boue pour aller voir une course cycliste.

Après l’envie de faire de la compétition est venue naturellement, il suffisait d’une occasion qui s’est présentée avec la course citée plus haut.

 

En quelle année as-tu arrêté la compétition ?

En 1969. Je n’ai jamais été un grand fanatique de l’entrainement, alors forcément les résultats n’étaient pas brillants. Cette année là, j’ai suivi un stage de moniteurs au Creps de Dijon, et j’ai décidé de devenir Dirigeant tout en continuant de faire un peu de vélo quand j’en avais envie

 

Quelle est ta course préférée ? Pourquoi ?

Le Grand Prix de la Ville de Romilly pour le côté convivial que nous avons su y apporter.

Les repas des coureurs extérieurs pris en commun, le petit buffet de fin de course, c’est un grand moment de convivialité et je suis très attaché à ces instants privilégiés.

 

 

Quel est ton nombre de victoires ?

En tout et pour tout, j’ai remporté 3 victoires dans ma courte carrière

 

 

Quelle est, à tes yeux, la plus belle de toute ? Pourquoi ?

La troisième et dernière. C’était la course dans laquelle j’étais tombé un an auparavant.

J’étais super motivé et je voulais à tout prix gagner.

 

Peux-tu nous donner en quelques mots ton palmarès ?

Donne-moi un confetti, je vais te l’écrire !

 

Quel est ton plus beau souvenir en tant que dirigeant ? Pourquoi ?

J’ai eu la chance d’avoir des jeunes coureurs que j’avais eu à l’école de cyclisme, qui ont remporté des championnats de France FSGT. Notamment Dany Bouteiller en minimes en 1983, Thierry Amour (Cadets) et Cathy Guillaumont (Espoir féminins) en 1988.

Ce sont des bons souvenirs.

 

Quel est ton plus mauvais souvenir en tant que coureur ? Pourquoi ?

Une mauvaise chute dans une arrivée au sprint en Mai 1966, j’ai fait une dizaine de jours d’hôpital et le reste de ma saison a été fichu.

 

Quel est ton plus mauvais souvenir en tant que dirigeant ? Pourquoi ?

Une vilaine chute de Bernard Dupin, c’était sérieux et ça m’avait beaucoup touché car j’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour lui.

Après cet accident, je me suis battu pour rendre obligatoire le port du casque en compétition.

J’ai réussi à faire adopter cette obligation au règlement de la CC Aube avant que ce ne soit une obligation légale au plan national.

Plus récemment, la disparition de Roger Renouard a marqué tous ses amis. C’était un grand dirigeant.

Quelle est ta spécialité ? grimpeur, sprinteur, rouleur, complet .....

Maintenant que je suis en retraite, je suis très bon dans mon fauteuil pour regarder les arrivées du Tour de France.

 

Quels sont tes objectifs de l'année ?

On va essayer de réussir nos 10 organisations, du mieux possible, notamment au niveau sécurité.

Maintenir et développer notre école de cyclisme.

Et je souhaite quelques victoires à nos coureurs.

 

Que t'as apporté la pratique du cyclisme ?

Beaucoup de choses. J’y ai trouvé de bons copains, quelques amis.

Lorsque j’étais plus jeune, ça m’a appris la rigueur dans les organisations, la prise de responsabilités. C'est-à-dire toutes sortes de choses qui sont également importantes dans la vie de tous les jours (professionnelle ou familiale).

 

Comment vois-tu l'évolution du cyclisme dans notre pratique ?

Ca va être de plus en plus difficile.

Le sport cycliste est difficile, il faut beaucoup de courage pour s’entrainer, et se faire mal en compétition.

C’est un sport onéreux (vélo, chaussures, casque, entretien du matériel).

Et la mauvaise publicité sur le dopage dans le cyclisme fait que les parents ne sont pas particulièrement enclins à encourager leurs enfants vers ce sport.

Mais il faut être optimiste, il suffit peut-être que la France retrouve une locomotive comme Bernard Hinault, pour que des vocations voient le jour.

En définitive, peut-être que l’avenir du cyclisme est dans les disciplines nouvelles comme le BMX, car les organisations sont plus sécurisées, et cette discipline dégage une certaine modernité qui plait plus aux jeunes.

 

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